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La spécialité de formation joue un rôle secondaire pour accéder à la plupart des métiers
jeudi 15 juin 2006 à 23:11
Catégorie(s):
:: Divers
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Un titre de billet correspondant au titre d'une nouvelle étude de Olivier Chardon publiée sur "Economie et Statistique" qui confirme une impression que nous avions tous depuis un moment: la filière choisie pour ses études ne joue pas un rôle primordial pour accéder à certains métiers.
C'est une reflexion que je me suis toujours fait: à chaque fois que je demande à quelqu'un comment il est arrivé à exercer son métier, c'est rarement via LE parcours académique adapté. A contrario on peut donc se demander si la formation que l'on est en train de réaliser forme bien au métier que l'on a choisi ? Souvent, les compétences (je parle bien des compétences, pas des connaissances) développées dans un cursus seront très adaptées à un autre métier. Ainsi, à une époque, en pleine pénurie d'informaticiens, des biologistes étaient recrutés pour des métiers liés à l'informatique. Ces derniers possédaient en effet une capacité de raisonnement très adaptée aux problématiques informatiques.
Bien entendu, je ne parle pas ici des études de médecine, pharmacie, etc. (comme celà est d'ailleurs indiqué dans l'étude d'Olivier Chardon). Quoique, je suis bien actuellement consultant en intelligence économique (IE) et knowledge management (KM) avec un doctorat en biologie de la peau ! Et je ne ressemble pourtant pas à Frank Abagnale Jr., héros caméléon du film de Steven Spielberg "Catch Me if You Can" !
Il s'agit là en fait d'un autre point qui mériterait sûrement un billet spécifique et détaillé sur l'incroyable richesse d'un doctorat en sciences de part les compétences applicables dans des domaines très éloignés qu'il permet de développer et qui peuvent être transferées à d'autres activités que la recherche.
Dans le cas présent, par exemple, quelle meilleure formation qu'un doctorat en sciences peut amener à l'IE et au KM ? Veille technologique, scientifique et concurrentielle, évaluation et gestion des risques, protection de ses résultats de recherche, diffusion ciblée, recherche de partenariats et de complémentarités, formalisation de ses manipulations, transfert de connaissances à ses collaborateurs et dans les archives du laboratoire ainsi que de ses compétences (la spirale de Nonaka et Takeuchi est constamment et naturellement appliquée lors d'un doctorat scientfique), etc. Toutes ces activités sont autant d'actions réalisées au quotidien par un doctorant et dont la maîtrise constitue les principes de base de l'IE.
Même si une formation complémentaire en IE et KM a permis de donner du crédit à ces compétences acquises en doctorat, il n'en reste pas moins que ce sont ces compétences qui me permettent avant tout d'être aujourd'hui efficace dans mon métier de consultant en IE et KM. On est pourtant bien loin de la biologie ...
Un exemple qui aurait pu figurer dans l'article d'Olivier Chardon !
Liens:
- Télécharger l'article "La spécialité de formation joue un rôle secondaire pour accéder à la plupart des métiers" d'Olivier Chardon (pdf - 0.38 Mo)
- Accès à la fiche sur le site de l'INSEE
- Accès au numéro 388-389 de juin 2006 de "Economie et Statistique" : "Bilan Formation Emploi: Formation et qualité des emplois occupés"
Tags: biologie
:: doctorants
:: emploi
:: IE
:: intelligence économique
:: KM
:: knowledge management 
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