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lundi 6 août 2007

Les métiers de l'intelligence économique

Il y a un peu moins d'un an était présentée une liste des métiers de l'intelligence économique suite au travail mené par Alain Juillet, HRIE, et différents organismes et associations comme l'ANPE, la Fépie, SCIP France, l'ACFCI, l'ADBS, etc. (voir par exemple le billet sur actulligence.com). La reconnaissance de ces métiers avait entrainé la mise en place de codes ROME, codes métiers utilisés par l'ANPE pour notamment augmenter la pertinence des recherches d'emploi dans les différentes annonces en fonction de sa formation spécifique.
L'Association des Auditeurs en Intelligence Economique de l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale (AAIE-IHEDN) vient de mettre (juin 2007) à disposition en téléchargement un document revenant sur les compétences et qualités nécessaires pour exercer 4 des métiers identifiés:

  • Directeur/Responsable de l'IE,
  • Consultant/Chef de projet en IE,
  • Analyste,
  • Veilleur.

Ce document, essentiellement destiné aux départements des ressources humaines des grandes entreprises et/ou aux dirigeants des PME peut être consulté par tous. Si le contenu me semble quelque peu redondant et inachevé (fautes de frappe, etc. qui je suppose seront corrigées lors d'une prochaine révision du document), celui-ci reste toutefois très intéressant. Vous trouverez également en fin de page une courte liste de liens et d'abréviations du monde de l'IE.

Chose curieuse, alors que d'un côté il semble être fait un effort pour expliquer que la pratique de l'IE peut se faire dans le cadre de métiers bien définis (9 métiers identifiés pour le moment), ce document présente dans une petite partie des exemples de métiers que pourront pratiquer à l'avenir les spécialistes de l'IE ! Si l'objectif était de trouver matière à comparaison pour faciliter la compréhension de ces métiers de l'IE aux non initiés, pour ma part j'aurai plutôt expliqué que les métiers de l'IE sont une évolution des métiers de type "Chargé de communication", "Chargé d'Etudes marketing", etc. et non pas le contraire !

Source et liens:

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dimanche 28 janvier 2007

Succès pour les outils open source

Bonne nouvelle, les outils open source font de plus en plus d'adeptes.
Le cabinet de conseil Pierre Audoin Consultants vient de publier les résultats de son étude 2007 sur les logiciels open source. Dans cette dernière, le taux de croissance annoncé serait pour l'année qui débute de 80% !
Comme il est justement souligné dans cet article de pcimpact.com, la France regorge de talents dans le domaine du développement d'outils open source, et ces talents ne sont pas réellement mis en valeur ni soutenus comme ils le devraient. Les outils open source répondent cependant également à un problème de taille en France, celui de l'emploi et de la fuite des actifs de haut niveau ("cerveaux") de certaines régions, en permettant la création de sociétés de prestation de services (conseil, SS2L, etc.) en province sans dépendance de la capitale. Le rapport de Maurice Lévy et Jean-Pierre Jouyet sur l'économie de l'immatériel remis très récemment à Thierry Breton, ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, suggère la création d'un pôle de compétitivité sur l'open source. Une très bonne idée qui a reçu le soutien de Bercy et qui pourra certainement valoriser toutes ces compétences françaises dans le domaine.

Sources et liens

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jeudi 15 juin 2006

La spécialité de formation joue un rôle secondaire pour accéder à la plupart des métiers

Un titre de billet correspondant au titre d'une nouvelle étude de Olivier Chardon publiée sur "Economie et Statistique" qui confirme une impression que nous avions tous depuis un moment: la filière choisie pour ses études ne joue pas un rôle primordial pour accéder à certains métiers.

C'est une reflexion que je me suis toujours fait: à chaque fois que je demande à quelqu'un comment il est arrivé à exercer son métier, c'est rarement via LE parcours académique adapté. A contrario on peut donc se demander si la formation que l'on est en train de réaliser forme bien au métier que l'on a choisi ? Souvent, les compétences (je parle bien des compétences, pas des connaissances) développées dans un cursus seront très adaptées à un autre métier. Ainsi, à une époque, en pleine pénurie d'informaticiens, des biologistes étaient recrutés pour des métiers liés à l'informatique. Ces derniers possédaient en effet une capacité de raisonnement très adaptée aux problématiques informatiques.

Bien entendu, je ne parle pas ici des études de médecine, pharmacie, etc. (comme celà est d'ailleurs indiqué dans l'étude d'Olivier Chardon). Quoique, je suis bien actuellement consultant en intelligence économique (IE) et knowledge management (KM) avec un doctorat en biologie de la peau ! Et je ne ressemble pourtant pas à Frank Abagnale Jr., héros caméléon du film de Steven Spielberg "Catch Me if You Can" !

Il s'agit là en fait d'un autre point qui mériterait sûrement un billet spécifique et détaillé sur l'incroyable richesse d'un doctorat en sciences de part les compétences applicables dans des domaines très éloignés qu'il permet de développer et qui peuvent être transferées à d'autres activités que la recherche.
Dans le cas présent, par exemple, quelle meilleure formation qu'un doctorat en sciences peut amener à l'IE et au KM ? Veille technologique, scientifique et concurrentielle, évaluation et gestion des risques, protection de ses résultats de recherche, diffusion ciblée, recherche de partenariats et de complémentarités, formalisation de ses manipulations, transfert de connaissances à ses collaborateurs et dans les archives du laboratoire ainsi que de ses compétences (la spirale de Nonaka et Takeuchi est constamment et naturellement appliquée lors d'un doctorat scientfique), etc. Toutes ces activités sont autant d'actions réalisées au quotidien par un doctorant et dont la maîtrise constitue les principes de base de l'IE.
Même si une formation complémentaire en IE et KM a permis de donner du crédit à ces compétences acquises en doctorat, il n'en reste pas moins que ce sont ces compétences qui me permettent avant tout d'être aujourd'hui efficace dans mon métier de consultant en IE et KM. On est pourtant bien loin de la biologie ...
Un exemple qui aurait pu figurer dans l'article d'Olivier Chardon !

Liens:

  • Télécharger l'article "La spécialité de formation joue un rôle secondaire pour accéder à la plupart des métiers" d'Olivier Chardon (pdf - 0.38 Mo)
  • Accès à la fiche sur le site de l'INSEE
  • Accès au numéro 388-389 de juin 2006 de "Economie et Statistique" : "Bilan Formation Emploi: Formation et qualité des emplois occupés"

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