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samedi 7 octobre 2006

Rachat de Youtube par Google ?



Cela fait un moment que je me demande comment il est possible que le site Youtube soit encore en ligne. Non pas que je ne trouve pas ce site intéressant, bien au contraire je dois y aller une bonne quinzaine de minutes par jour (!!!), mais on y trouve de très nombreuses vidéos sous droits d'auteurs, diffusées en toute illégalité.

Pour ceux qui ne connaissent pas, Youtube est en quelque sorte un site collaboratif permettant aux utilisateurs de partager des vidéos enregistrées par eux-mêmes. Une fois "uploadées" sur le site, ces dernières peuvent être marquées afin de créer des liens thématiques. La recherche et la navigation deviennent ainsi "intelligentes" via le jugement des utilisateurs.

La qualité est certes assez médiocre (encodage des vidéos au format Macromedia Flash en faible résolution) mais la possibilité de visionner des vidéos rares vient compenser ces lacunes et contribue à la fidélisation des utilisateurs.
En effet, dans le domaine de la musique par exemple, on peut certes visualiser des vidéos de musiciens amateurs présentant leurs compositions mais également des concerts d'artistes professionnels capturés par des fans ou encore des clips vidéos officiels ! Alors que le principe, comme indiqué dans le slogan de Youtube, était de se diffuser soi-même, c'est finalement sur ces deux derniers types que s'est construit le succès de Youtube ... un succès basé donc sur un principe tout à fait illégal.

J'apprends maintenant la circulation d'une rumeur indiquant que Google, qui propose lui aussi un système de partage de vidéos similaire (mais moins orienté musique que Youtube), serait intéressé par le rachat de Youtube. Mon but ici n'est pas de propager de fausses informations, mais plutôt de m'interroger sur la politique de Google. Critiqué par certains auteurs et éditeurs pour la numérisation et la diffusion d'oeuvres littérraires, je me demande si Google ferait une bonne acquisition en rachetant Youtube si on tient compte de la quantité incroyable de matériel actuellement diffusé illégalement.
A moins qu'il ne s'agisse non pas d'un moyen pour Google d'utiliser le principe de Youtube sous son propre nom mais plutôt de le dévaloriser petit à petit au profit de son propre système vidéo ...
Affaire à suivre ...

Source et liens:

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samedi 9 septembre 2006

L’immatériel, au coeur de la stratégie des entreprises

L'Insee et le Sessi (Service des études et des statistiques industrielles) réalisaient en 2005 une enquête sur les "moyens et modes de gestion de l’immatériel" auprès de 20 000 entreprises et groupes d'entreprises dans les secteurs de l’industrie, du commerce, des services, de la construction et des transports.
Cette enquête avait pour objectif de cerner les politiques de l’immatériel des entreprises dans quatre grands domaines: l'innovation, la communication, la R&D et la protection de la propriété intellectuelle. Par cerner, il faut entendre la quantification des politiques menées, leurs justifications, les effets perçus et l'estimation des moyens budgétaires et humains mis en oeuvre.

Les résultats de cette études sont résumés dans la publication "Le 4 Pages" de mai 2006 du Ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie.
Parmi les informations apportées par cette étude j'en ai relevé deux qui m'ont plus particulièrement paru importantes:

  • la moitié des groupes ou sociétés n’appartenant pas à un groupe ont mis en place une gestion explicite d’au moins une composante immatérielle de leur activité (parmi les 4 domaines choisis cités plus haut) ... ce qui est une bonne nouvelle ... sauf que cela veut aussi dire qu'une entreprise (ou groupe d'entreprise) sur deux n'a pas mis en place de gestion explicite de ces composantes immatérielles ! Cela devient encore plus "gênant" pour les TPE (très petites entreprises) lorsqu'on apprend également que ce sont surtout les grandes entreprises qui se préoccupent de la protection de leur propriété intellectuelle. Certes toutes les TPE n'ont pas forcément besoin, en fonction de leur activité, de recourir à une protection poussée de leur propriété intellectuelle, l'ensemble des TPE devraient tout de même plus se préocuper de ces questions. En effet, le dépôt de brevet par exemple ne permet pas que de s'assurer de l'exploitation du produit breveté, il permet également de dissuader les concurrents de réaliser des imitations et peut améliorer la position de l’entreprise pour l'obtention de partenariats. Or les TPE ont justement tout intérêt pour lutter contre la concurrence liée à la mondialisation (dont elles n'ont d'ailleurs pas toujours, bien au contraire, connaissance) de nouer des partenariats et de s'organiser en clusters.

  • les entreprises qui s’engagent dans la R&D le font d’abord par volonté de s'assurer une bonne réputation "avant même le besoin de maintenir un rythme d’innovation élevé ou d’acquérir de nouvelles compétences en raison de mutations techniques" ! Ceci rejoint finalement dans une certaine mesure ce qui était proposé dans ce billet, c'est à dire que la divulgation du capital intellectuel dans les rapports annuels peut apporter des avantages indéniables aux entreprises, notamment pour l'obtention de partenariats. S'engager en R&D est en effet le reflet d'un capital intellectuel croissant.


Sources et liens:

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vendredi 25 août 2006

Un accord intelligent entre Apple et Creative

C'est contre 100 millions de dollars que la marque Creative cède finalement à Apple l'autorisation d'utiliser son procédé de navigation breveté en 2005. Ce procédé, développé par Creative dès 2000 avait été utilisé par Apple dès 2001 sur ses premiers Ipod. Les deux marques avaient tenté de faire breveter ce système de hiérarchisation des fichiers, mais seul Creative s'en était vu accorder l'autorisation.
Alors que Creative réclammait à Apple le retrait de la vente de tous ses Ipod, les deux marques s'en tirent finalement à bon compte par la signature d'un compromis que l'on peut qualifier d'intelligent. En effet, alors que Apple pourra continuer à utiliser le procédé de navigation qui a largement participé au succès de son baladeur numérique, Creative de son côté se voit également attribuer un label "fabriqué pour l'Ipod" afin de commercialiser des accessoires spécifiquement designés pour l'Ipod. Les millions d'utilisateurs de l'Ipod (environ 60 millions d'unités vendues de par le monde depuis sa création) pourront ainsi bénéficier des accessoires de Creative pour leurs baladeurs, un bon moyen pour doper les ventes de cette marque dont le baladeur numérique "Zen" avait du mal, comme tous les concurrents de l'Ipod d'ailleurs, à se faire une place sur ce marché largement dominé par Apple. C'est d'ailleurs ce qui s'est très vite fait ressentir sur le titre de Creative Technology.

Liens et sources:

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